2008年4月8日 星期二

世界报关于“蓝人”(中方保安人员即穿蓝色衣服的武警)、今上思维方式的报道或评论转述

"Le trajet de la flamme s'est transformé en chemin de la honte"
LEMONDE.FR 08.04.08 12h21 • Mis à jour le 08.04.08 12h45

Un homme tente d'atteindre le porteur de la flamme olympique, lundi 7 avril, à Paris.  AP/PATRICK KOVARIK


AP/PATRICK KOVARIK
Un homme tente d'atteindre le porteur de la flamme olympique, lundi 7 avril, à Paris.


Le mot qui revient le plus souvent dans la presse internationale, mardi 8 avril, pour décrire l'étape parisienne de la flamme olympique est "chaos". Et déjà, le terme s'applique pour décrire ce qui attend les organisateurs à San Francisco, prochaine étape d'un voyage planétaire déjà remis en cause. "Un jour après Londres, l'étape de Paris a fini dans le chaos, la farce et, finalement, l'annulation", estime The Independent. "La flamme a été transportée honteusement à travers les rues de la Ville Lumière dans un bus de la police (...). Au lieu de célébrer l'émergence de la Chine comme un pouvoir mondial, le trajet de la flamme s'est transformé en chemin de la honte", poursuit le journal, arrivant à la conclusion que l'on est témoin "des plus importantes manifestations internationales contre les violations des droits de l'homme chinoises depuis les massacres étudiants à Tiananmen".

"Paris est devenue une scène de désordre", constate simplement le New York Times, notant que les manifestants étaient en particulier composés de personnes déjà présentes lors de l'étape londonienne, qui ont fait le trajet en Eurostar, dimanche, et de Belges et Néerlandais ayant effectué le déplacement en bus. Pour El Pais , "Paris a éteint la flamme", et ces événements sont "un sérieux avertissement à Pékin : si vous voulez que vos Jeux se déroulent normalement, vous devez lâcher du lest au Tibet".

"On peut regretter une forme de prise en otage de cette fête du sport", écrit pour sa part Le Temps, qui rejette finalement la faute de ce "pataquès" sur "les dirigeants chinois et les pontes du CIO".

LE MYSTÈRE DES "HOMMES EN BLEU"

La police française est aussi mise en cause. Le correspondant du Temps a pu écouter une conversation radio entre CRS dont le contenu est révélateur : "A l'approche de la flamme, la radio d'un CRS crachote un message éloquent : 'Apparemment, ils sont débordés.' L'un de ses collègues critique les organisateurs de la cérémonie : 'Le parcours est beaucoup trop long, c'est très difficile à protéger.'"

Mais ce sont surtout "les hommes en bleu", ces joggeurs censés protégés la flamme, qui ont attiré l'attention. On ne sait quasiment rien de ce "groupe particulièrement zélé de gardiens chinois", constate avec surprise The Independent, alors qu'à Londres ils n'ont pas hésité à en venir aux mains avec "les athlètes, les manifestants, les journalistes et même la police". Officiellement placés sous l'autorité du Comité d'organisation des JO de Pékin (Bocog), les "joggeurs" se sont notamment attiré les foudres du président du Comité olympique britannique, Lord Coe, qui les a qualifiés de "brutes" et a estimé que ses collègues français devraient "se débarrasser d'eux".

A la veille de l'arrivée de la flamme à San Francisco, la presse locale ne rate pas l'occasion de prédire un désastre. Les autorités se disent confiantes quant au bon déroulement de l'étape, rapporte le San Francisco Chronicle, et n'écartent pas l'idée que le parcours, qui a été ramené à un peu moins de dix kilomètres, puisse être encore réduit. Des activistes de l'ONG Students for a Free Tibet ont déjà mené une action hautement symbolique sur le pont Golden Gate, lundi, et d'autres du même type sont attendues. "Seule étape en Amérique du Nord, San Francisco attire des manifestants de tout le pays qui défendent des causes très différentes", explique le quotidien. Dans un éditorial titré "Eteignez la flamme avant que quelqu'un se brûle", le journal affirme que les drapeaux hissés sur le pont symbolique de la ville, à 46 mètres de hauteur, "seront les manifestations les plus sûres que vous verrez ici", laissant entendre que des plus dangereuses sont en vue.

"LA FORCE ET LES MOTS DURS"

La question qui se pose désormais, selon Time, est de savoir si la "flamme olympique va brûler la Chine". La réaction du Parti communiste chinois, en particulier, est attendue. "Ils ont été surpris, choqués par l'ampleur du ressentiment contre le pouvoir chinois (...). Et c'est là que réside le mystère. Les leaders chinois ne semblent pas être en mesure de répondre à ces incidents sans donner dans la force et les mots durs", explique l'hebdomadaire. Il cite Perry Link, sinologue de l'université de Princeton, qui rappelle que l'actuel président, Hu Jintao, "est de cette génération qui a reçu une éducation 'à la soviétique' dans les années 1950. Ils ne possèdent pas l'imagination pour prendre des décisions plus sensées". Quant aux conséquences que va voir la présence de plus de 30 000 journalistes étrangers en Chine, au mois d'août, il est encore trop tôt pour le dire, écrit Time. Mais une chose est sûre, "ils [Pékin] ne s'imaginent toujours pas ce qui va leur tomber dessus".

A plus longue échéance, The Guardian évoque déjà l'annulation du voyage olympique... en 2012. Le comité olympique londonien souhaite toujours organiser une tournée locale, mais ne voudrait pas risquer de répéter l'expérience catastrophique que vivent actuellement les Chinois.

Luc Vinogradoff

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